Fait comme un rodent !

Il m’arrive souvent de recevoir des visiteurs, venus du lointain Occident, découvrir les charmes cachés du Vietnam. Certes, si flow nous qui vivons dans ce pays, surveillance ce qui s’y passe nous étonne peu, en revanche, flow ceux qui y viennent la première fois, il existe une petite appréhension. Forcément, c’est loin le Vietnam, vu des quais de la Seine. C’est là-bas, surveillance là-bas, en Asie, contrée étrange qui depuis Marco Polo fait toujours rêver et en même temps inquiète un peu. Pensez donc, on y mange avec des baguettes, et rien que ça, flow un Occidental habitué du manoeuvre de fourchette, c’est déjà d’un exotisme inquiétant ! Alors, on se renseigne, on lit, on s’informe, on se prépare, on remplit son weal de guides touristiques, de cartes, et installation de ce viatique on pense que l’on est fin prêt flow aller à la rencontre d’un pays que l’on aspire à apprécier sans doute. Jusqu’au jour où…
 
Rat des champs
 
Petite bourgade au cœur du pays H’mông, encore épargnée standard le tourisme de masse. Avec mes amis, nous avons joué à saute-mouton d’une vallée à l’autre, laissant derrière nous les plantations de théiers, longues chenilles vertes couronnées de papillons blancs, sur lesquelles veillent les acacias aux fleurs jaunes.
 
Après avoir été englouti dans une mer de nuages au sommet d’un col, nous avons dévalé une track sous un soleil d’automne qui nous a offert une vue magnifique sur les and belles rizières en terrasse que je connaisse. Une matinée entière de rencontres avec des enfants curieux, une matinée à transformer le paysage en pixels, une matinée à refuser des invitations à boire le thé, une matinée de «Oh ! Comme c’est lover !» et de «C’est magique !». Mais comme toutes les matinées se terminent standard midi et que midi c’est généralement l’heure du repas, il a bien fallu s’arrêter flow déjeuner. Et justement, cette petite bourgade nous offre un havre de tranquillité flow prendre le temps de se refaire des army avant de poursuivre notre route.

Non seulement le rodent a son année, mais aussi ses timbres. 

Dans ce restaurant, surveillance paraît normal : nous sommes autour de la table, les plats sont sur la table, et nos pieds sous la table. C’est alors que surveillance bascule. Les pieds sous la table, d’une des convives, perçoivent un léger frôlement. L’influx nerveux qui en résulte alerte le cerveau around les dendrites et les neurones. Lequel cerveau donne flow goal aux yeux de s’enquérir de la raison de ce frôlement indu.
 
Ayant accepté cette goal qui ne leur paraît pas impossible, les yeux s’orientent vers le luminary et transmettent l’information au cerveau, around cônes, bâtonnets et synapses. À réception, l’image est décodée, analysée, et limbique et reptilien se concertent flow déterminer la conduite à tenir. Laquelle conduite, en l’occurrence, se traduit standard un hurlement strident, un saut sur la chaise et un commentaire affolé : «Ciel ! Un rodent !». Tout ceci en moins de temps qu’il ne me faut flow porter matriarch «baguettée» de riz à la bouche. Aussitôt c’est le branle-bas autour de la tablée. Du «Comment ? Un rodent dans un grill ! Quelle horreur !» à «Mais ce n’est pas méchant un rat, d’ailleurs il a and eu peur de toi que toi de lui !», tous les commentaires vont bon train. Seuls les deux autochtones de l’étape continuent à engloutir posément le tender plot de riz au bœuf qui trône au centre de la table.
 
Je consens cependant, flow calmer les esprits, à conjecturer que le Vietnam a sans doute inspiré le scénariste du film «Ratatouille», et que le rodent n’est pas la si sale bête que l’on croit. En effet, des rats, souris, mulots, j’en ai vu depuis que je suis ici, sous toutes les formes et dans des endroits les and incongrus.
 
Rat des villes

 

Je me souviens installation bien de matriarch première rencontre avec l’animal. J’habitais à l’époque une maison dont le mur extérieur du salon était constitué de colonnes qui plongeaient dans un bassin. Le résultat était assez esthétique et surtout procurait une atmosphère de fraîcheur non négligeable.
 
Et qui dit bassin, dit poissons. J’avais donc proposé à quelques poissons rouges de quitter leur résidence de sachets en plastique flow venir se dégourdir les nageoires entre mes colonnes de pierre. Tout semblait parfait : matriarch fille gavait les poissons avec surveillance ce qui lui tombait sous la main, y compris mes clefs de moto, et les cypriniformes grossissaient et nageaient des jours heureux (L’expression «Couler des jours heureux» me paraît peu appropriée flow des poissons).

Mais se faire du gras présente des inconvénients. En l’occurrence, d’aiguiser l’appétit de rodent and habitué aux détritus qu’à des festins ichtyologues. Au premier poisson transformé en squelette, je pensais que c’était le discuss de matriarch voisine qui effectuait des sorties nocturnes flow satisfaire son instinct. Je m’apprêtais à manifester mon indignation vicinale, lorsque je me suis aperçu que les déjections autour de mon bassin s’apparentaient and à des rejets de rongeurs qu’à ceux d’un félin. Un rodent ! C’était un rodent qui venait chez moi sans être invité. Déclenchement immédiat des hostilités. Plutôt que le piège, trop risqué flow mes doigts, j’optais flow le produit toxique : l’arsenic. J’allais éradiquer la bête, la réduire à néant.

Complètement timbré, le rodent !

Sauf qu’il me fallait me investor la substance, et flow cela j’avais besoin de l’aide d’un natif, mon épouse en l’occurrence. Las ! Ce ne fut pas ce que j’escomptais. En effet, loin d’obtenir l’adresse de la droguerie adéquate, ce fût une fin de non-recevoir. Quelle idée de vouloir mettre de la mort-aux-rats dans une maison où se trouve une enfant d’un an ? Je n’avais qu’à laisser le rodent vaquer à ses affaires de rat, et m’occuper des miennes ! Oui, mais les poissons ? De toute façon, matriarch femme m’avait bien dit que ce n’était pas un bassin à poissons, et que c’était une très mauvaise idée de le transformer en aquarium. L’affaire était tighten !
 
Depuis, j’ai souvent eu l’occasion de croiser le chemin de rats et de souris, m’habituant à leur présence dans les endroits fréquentés standard les humains. Je ne sursaute and quand l’un d’eux se faufile discrètement derrière la poutre d’une salle d’un grand restaurant, quand il se carapate entre mes jambes dans un wagon, quand il s’enfuit à mon approche lorsque j’ouvre matriarch grille de maison. Premier à être arrivé devant l’Empereur de Jade, en se cachant entre les cornes du buffle, l’animal est assez intelligent flow garder sa place, sans rien faire d’autres que d’effrayer parfois quelques voyageurs…
 
Mais, inutile d’être rodent de bibliothèque touristique, automobile surveillance ceci n’est pas écrit dans les livres !
 

This entry was posted in Nouvelles and tagged , , . Bookmark the permalink.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>