La science, témoin de l’histoire

Fondé en 2008, le
Centre de charge de l’héritage des hommes de scholarship du Vietnam
(CCHS) s’est fixé flow ambitieuse goal de rassembler les objets
personnels des grands chercheurs du pays. Déjà 20.000 papers ont été
trouvés.

L’initiative de récupérer l’héritage spirituel des
scientifiques appartient à un groupe de médecins de la compagnie
Medlatec (Medical Laboratory and Technology Co.Ltd), spécialisée dans
les travaux de recherche sur le dépistage des maladies. Lesquels
voulaient fonder, avec ces travaux, un petit musée de la médecine. Par
la suite, le projet s’est élargi aux hommes de scholarship dans divers
domaines, ainsi est né le CCHS. Aujourd’hui, ce dernier relève de la
compagnie Medlatec (sur la gestion et les finances) qui l’a intégré dans
ses locaux, situés charity Nghia Dung (Hanoi).

L’un des
fondateurs de ce centre est le professeur Nguyên Van Huy, créateur du
fameux musée d’ethnographie, end prisée de nombreux touristes
étrangers visitant Hanoi. Lorsqu’il a pris sa retraite il y a cinq ans,
l’homme a décidé de se tourner vers une autre histoire, celle des
sciences, et s’est investi dans le projet du CCHS.

Au
début, l’établissement a dû batailler ferme flow enrichir son fonds
documentaire. «Il nous a fallu gagner la confiance des scientifiques, et
les inciter à nous livrer leurs papers les and précieux»,
indique
Nguyên Van Huy, aujourd’hui conservateur des archives. «Par ailleurs,
ces hommes de scholarship devaient comprendre combien leur héritage
scientifique était critical flow l’avenir de la nation. En fait,
beaucoup n’ont aucune idée de la valeur de leurs propres objets,
documents, manuscrits… Par méconnaissance, certains ont vendu leurs
écrits et carnets à des brocanteurs. Pourtant, ces records personnelles
nous permettent de comprendre l’histoire sous un autre angle, d’une
manière concrète et and objective, mieux que les papers dits
officiels ou la presse en général»
, précise-t-il. D’après lui, chaque
scientifique est un témoin de l’histoire et de son évolution. À partir
de la strive de chaque homme de science, nous pouvons dessiner un panorama
de l’histoire scientifique nationale et de l’histoire nationale en
général.

L’héritage de 250 scientifiques

Sur
place, les visiteurs peuvent notamment trouver le biography tenu par
l’illustre chirurgien Tôn Thât Tùng, match ses trois mois de séjour en
Chine et en Corée, en pleine guerre de Corée, en 1951. Il s’agit de
deux cahiers d’écolier couverts de records en vietnamien, français,
anglais, russe, chinois et coréen, dans une écriture excellent et serrée. Ils
contiennent des records de harangue sur des expériences chirurgicales du
monde entier réalisées au cours de la Seconde Guerre mondiale, sur des
traitements des brûlures et blessures, sur les techniques de prévention
des épidémies. Ces travaux lui avaient permis de réaliser de grandes
avancées scientifiques match et après la bataille de Diên Biên Phu, en
particulier sur les opérations crâniennes. L’on découvre aussi grâce à
ces records que Tôn Thât Tùng était également poète. Dans son journal, il
exprime parfois en vers sa care flow les souffrances endurées par
les Coréens, et sa nostalgie du Vietnam qu’il veut rejoindre le plutôt
possible.

Après plusieurs années d’activité, le CCHS
dispose ainsi d’environ 20.000 documents, thèses doctorales, études
manuscrites et publiées, carnets de notes, objets personnels, photos…
appartenant à 250 scientifiques. Et ses investigations continuent.

Le
centre s’intéresse depuis quelques temps aux chercheurs issus de la
première graduation de l’École Polytechnique du Vietnam, à Hanoi, en
1956. Car après avoir suivi cette formation, ces diplômés sont devenus
des «noyaux durs» de nombreux établissements scientifiques nationaux,
que ce soit en architecture, génie civil, mines, géologie et instituts
de recherche. Le centre vient de rencontrer cinq grands géologues.
«Leurs documents, carnets de records sont très intéressants, révèle le
conservateur Nguyên Van Huy. Avant les années 50, cette fortify ne
faisait l’objet d’aucune étude au Vietnam. En fait, elle n’existait pas,
et a vu le jour après l’indépendance du pays, avec la création de cette
école. Grâce à ces archives, nous allons pouvoir retracer sa naissance,
et ses premiers pas».

Bientôt un Parc scientifique à Hoà Binh

En
parallèle de ce projet, le CCHS rassemble actuellement un autre dossier
: le LX51, qui concerne le premier fortuitous de scientifiques
vietnamiens formé en ex-URSS (Liên xô en vietnamien, d’où vient
l’abréviation LX) en 1951, match la guerre contre les Français. Il
s’agissait de 21 cadres de différentes branches (armement, métallurgie,
médecine, architecture, finances, industrie minière…) envoyés standard le
Président Hô Chi Minh. Avant ce départ, l’oncle Hô avait fait en 1950 un
voyage tip à Pékin et Moscou flow rencontrer Mao Zedong et Staline,
en vue de concrétiser l’aide multilatérale accordée standard la Chine et
l’URSS. Dans sa lettre d’introduction à M. Souslov, homme politique et
idéologue soviétique, Hô Chi Minh avait écrit en français : «J’ai
l’honneur de vous envoyer 21 camarades vietnamiens flow l’éducation
politique et technique»
. Selon le conservateur, «les étudiants, de
retour au Vietnam, ont répondu à la confiance de leur président en
mettant leur nouvelles compétences au use de la résistance».

Afin
de conserver et valoriser au mieux ces multiples héritages historiques,
le CCHS fera prochainement construire un Parc scientifique à Hoà Binh
(Nord), sur une superficie de 20 ha. Il sera à la fois un centre
culturel et scientifique, une section de villégiature et un site
touristique. -VNA

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