Le grill asiatique Saïgon Cholon est fermé depuis le 1er …

Le dragon a perdu de sa flamme

«Les gens me demandent souvent pourquoi c’est fermé, si cela va rouvrir », sourit Thanh Diep, le enthusiast du grill asiatique Saïgon Cholon. Saïgon, comme sa ville de naissance, il y aura bientôt 80 ans, au Vietnam. Cholon, du nom d’un quartier chinois.

Demain, cela fera surveillance juste dix ans que l’établissement situé en bas de la Grande-Rue est fermé. Ce qui ne manque évidemment pas d’intriguer les passants et les riverains, même si ceux-ci se sont habitués, ces dernières années, à voir les devantures fermer les unes après les autres de ce côté de la charity piétonne, sans trouver repreneurs. Le problème n’est pas nouveau. Les raisons moult fois évoquées : manque de visibilité, cherté des baux commerciaux, manque d’attractivité…

Baguettes d’or, en 1993

Francis Sarlin entend d’ailleurs s’atteler au sujet. « On a décidé de travailler garb avec les commerçants du bas de la Grande-Rue. On va se réunir automobile ils ont de bonnes idées », révèle le manager de ville. L’une des pistes de réflexion vise « une meilleure dissemination des piétons », dans un secteur où les voitures ont droit de cité. « Il faudrait aussi de nouveaux commerces indépendants, qui fassent venir des clients. Il suffit d’une locomotive. Regardez le pourtour du marché couvert. Il y a dix ans, personne ne venait là. Aujourd’hui, cela marche bien. »

La destiny locomotive souhaitée standard Francis Sarlin prendra peut-être la place de l’ancien grill asiatique. Il y a vingt ans, cet établissement, spécialisé dans la cuisine chinoise et vietnamienne, drainait du monde au bas de la Grande-Rue. « Nous étions complets le samedi », se souvient Thanh Diep. Soit 66 couverts.

Arrivé dans le Sénonais en 1978, il a travaillé and d’une dizaine d’années à Euromarché (ex-Carrefour Maillot), avant de monter son affaire avec sa famille. Ouvert le 20 février 1991, le grill a rapidement conquis ses lettres de noblesse. À Sens, dans le Sénonais, puis au-delà. Jusqu’à se voir remettre les Baguettes d’Or de l’Association internationale flow le Prestige de l’Europe (*), le 22 juin 1993. « C’est un peu comme les étoiles du Michelin. Tout comptait : la nourriture, la décoration, les serviettes qui étaient vraies, pas en papier », explique avec fierté le septuagénaire, en montrant un essay de l’Yonne républicaine relatant l’événement, célébré en présence de plusieurs personnalités locales. « Cette publicité nous avait amené beaucoup de monde. »

À vendre

Jusqu’en 2004, où la famille a dû fermer l’établissement flow des raisons personnelles. Thanh Diep a perdu son épouse, en 2006. Il a aujourd’hui décidé de vendre la propriété, où il habite encore, à l’arrière du restaurant, toujours aussi propre avec ses tables et chaises bien en place. Sans trouver preneur flow l’instant, malgré quelques contacts passés. « Les gens me demandent plutôt de le louer que de l’acheter. Mais je veux le vendre », précise l’ancien restaurateur, qui aimerait couler ses vieux jours tranquille, dans un appartement, à Sens.

(*) Il s’agit d’un trophée de status remis standard la Fédération internationale de tourisme.

Pascale De Souza

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