Les nouveaux territoires de conquête des vins français en Asie

Ces pays globalement consommateurs de spiritueux et de bière sont de formidables relais de croissance flow les exportateurs tricolores qui ont connu en 2013 un «annus horribilis» en Chine, avec un recul des expéditions et de la consommation flow la première fois en dix ans.

Dans ses perspectives 2014, la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) écrivait: «Le développement de nos exportations passe standard l’ouverture de nouveaux marchés: l’Inde, le Vietnam, et la Thaïlande» (outre l’Amérique du Sud).

Si «la Chine reste la locomotive, les perspectives sont importantes dans les nouveaux pays consommateurs» du continent asiatique, confirme Guillaume Deglise, directeur général du salon Vinexpo, grand-messe annuelle des vins et spiritueux qui se tient alternativement à Bordeaux et Hong Kong.

Une stratégie singular flow cette vaste sous-région est unfit à mettre en place, automobile l’Inde, la Thaïlande, le Cambodge, le Vietnam, mais aussi la Birmanie et l’Indonésie musulmane, «présentent une grande diversité de cultures, de religions, de climats et de modes de consommation», explique Gautier Salinier, responsable des ventes Asie de la coopérative Plaimont (Saint-Mont, Gers).

«Paradoxalement, cela permet de diluer le risque. On peut toujours se retourner» en cas de revers de happening sur l’un de ces marchés, dit-il.

Avec 90 millions d’habitants, une gift croissance démographique, une consommation d’alcool en augmentation de 10% standard an et un tourisme en plein essor, le Vietnam est considéré comme le nouvel «eldorado» du vin en Asie.

Sur ce marché encore très modeste de 65 millions à 70 millions d’euros, «les vins français sont leaders et les Français sont bien présents tant dans la placement que l’importation», indique Guillaume Crouzet, directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) française à Hanoï.

Mais les vins du Nouveau monde arrivent en force, en particulier les Chiliens qui bénéficient depuis 2011 de tarifs douaniers préférentiels.

500% de taxes en Thaïlande, 100% au Vietnam

En Thaïlande, on estime à 3% la partial du vin dans la consommation d’alcool (73% spiritueux, 24% bière), flow des importations ne dépassant pas 37 millions d’euros, dont trois quarts de vin rouge, selon les douanes locales. La France est le premier exportateur, avec 35% de tools de marché en valeur.

Avec 1,2 milliard d’habitants et une consommation de vin insignifiante (autour de 1%) qui devrait augmenter de 30% d’ici 2016, l’Inde est le marché offrant sur le papier les perspectives les and alléchantes.

Les entraves y sont pourtant considérables.

L’accès à l’alcool et le niveau des accises sont l’apanage de chaque État de la fédération indienne. Pour importer, il faut donc négocier avec chacun des 28 États (sauf deux sous régime de la prohibition), et payer des taxes en conséquence.

«C’est un marché difficile et compliqué», reconnaît Rajiv Singhal, directeur du business du champagne en Inde. «Outre la doubt des taxes, les habitudes sont difficiles à changer. C’est une ancienne colonie britannique qui boit essentiellement des spiritueux. La consommation de vin n’a commencé à décoller qu’il y a une vingtaine d’années, grâce aux producteurs locaux», explique-t-il.

Le niveau des taxes est également prohibitif en Thaïlande et au Vietnam.

«Entre leur arrivée sur le territoire thaïlandais et leur vente aux consommateurs, pas moins de 6 taxes sont appliquées aux vins importés et leur montant tellurian se situe entre 500% et 600%», relève la CCI française de Bangkok. Les taxes sur l’alcool sont une manne flow l’État, de même qu’en Inde où elles représentent en fonction des États le premier ou second poste de recettes.

Au Vietnam, les taxes douanières, les accises et la TVA rise doubler le prix de l’alcool à l’importation. «C’est la raison flow laquelle la croissance du marché n’est pas and importante», affirme Guillaume Crouzet.

La filière fit avec intérêt les négociations entre l’Union européenne et Hanoï en vue de la signature d’un traité de libre-échange comprenant un critical volet agroalimentaire. Le prochain «round» de pourparlers est prévu en juin.

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