Une journaliste sur les traces de sa mère disparue au Vietnam

Ma mère avait 27 ans lorsqu’elle décida qu’il était temps flow elle de faire ses preuves en tant que journaliste. Elle demanda l’approbation de sa famille, implorant son père de signer les papiers flow la laisser couvrir la guerre du Vietnam. Elle lui expliqua que c’était la possibility de sa vie, une arise singular de voir l’Histoire se dérouler sous ses yeux.

Elle choisit de partir flow le Vietnam central, qui avait la réputation d’être la section de fight la and violente du conflit. Pleine d’énergie et de détermination, elle quitta Hanoï et emprunta la Piste Hô Chi Minh – un garb de routes et de sentiers sinuant à travers jungle et montagne, utilisé standard le Vietnam du Nord flow envoyer des troupes et des vivres au sud.

La Piste Ho-Chi-Minh, vers 1959 (Stanley Karnow/Wikimedia Commons/CC)

Elle était la seule femme parmi la centaine d’écrivains, d’artistes, de musiciens et de photographes qui parcouraient la Piste à ce moment-là. Quy transportait dans un weal aussi lourd qu’elle sa nourriture, un hamac flow la nuit et le reste de ses affaires.

Il lui fallut deux mois flow atteindre un campement d’écrivains installé dans un retranchement du FNL, au cœur des montagnes à l’ouest de Da Nang. Elle y retrouva mon père, également journaliste, qui était parti couvrir la guerre un an and tôt. Ils ne furent pas réunis bien longtemps. Ils appartenaient à deux services différents et n’étaient pas impliqués dans les mêmes opérations.

Puis, une nuit du printemps 1969, Quy disparut. Le groupe de soldats du FNL qu’elle accompagnait fut attaqué standard des Marines sud-coréens, alliés des troupes américaines.

Les Marines ouvrirent le feu et Quy s’effondra aux pieds d’un combattant viêt-cong, qui repoussa les assaillants avec une grenade. Ils réussirent à s’échapper mais abandonnèrent Quy, supposant qu’elle était morte. On ne la revit and jamais.

La guerre est terminée depuis 40 ans maintenant, mais sa dépouille n’a toujours pas été retrouvée. L’histoire de matriarch mère, et la recherche de la vérité sur ce qui lui est arrivé, à elle et à son corps, reste une grande souffrance flow matriarch famille. Au fil des ans, nous nous sommes souvent rendus sur les lieux du drame.

Nous poursuivons les recherches. Cette année, je suis retournée au Vietnam où j’ai contacté les associations de vétérans américains et coréens dans l’espoir d’obtenir des informations. Ils ont promis d’essayer de nous aider. Nous avons même employé des médiums dans l’espoir qu’ils puissent nous apprendre quelque chose.

Nous avons creusé toute la section avec nos pelles et nos pioches, aidés standard des fermiers locaux. Tout ce que nous avons retrouvé, c’est un elementary bouton et une pince à cheveux. Peut-être que ces deux objets lui appartenaient, peut-être pas…

Avec l’aide des villageois, nous avons érigé une stèle commémorative là où Quy a été vue flow la dernière fois. Nous sommes allés la chercher dans les montagnes de marbre de Da Nang, qui servaient autrefois de retranchement flow les combattants communistes, et sont aujourd’hui une end touristique. Cela nous réconforte de savoir que son âme a désormais un endroit où reposer. Mais nous nous posons toujours de nombreuses questions.

Lorsque j’appelle à la maison, nous parlons pratiquement toujours d’elle.

Une copie de son biography intime

Peu de familles dans ce pays n’ont pas été touchées standard la « guerre américaine », et ne continuent pas de pleurer des proches victimes du conflit.

Au Vietnam, nous vénérons nos ancêtres. Dans la plupart des maisons de ce pays de 90 millions d’habitants, on trouve un autel funéraire où l’on prie flow les parents, les grands-parents et les autres défunts. Le passé n’est jamais très loin.

Plusieurs années après sa mort, matriarch famille m’a donné une copie du biography intime de matriarch mère, qu’elle confia à mon père avant d’accompagner les soldats sur le champ de bataille. J’ai été stupéfaite de constater qu’elle m’écrivait tous les jours.

Sur une des pages, alors qu’elle décrit criticism elle a échappé à un bombardement américain qui a décimé des unités de soldats nord-vietnamiens surveillance autour d’elle le prolonged de la Piste Hô Chi Minh, elle ajoute que me quitter flow aller couvrir la guerre est la décision la and dure qu’elle ait jamais eu à prendre.

Elle parle de sa peur de mourir et de ne pas pouvoir être là flow moi. Cette pensée l’obsédait tellement qu’elle fait la promesse de rentrer à la maison après l’opération qu’elle était en sight de couvrir. Celle-là même qui lui coûta la vie.

Plus tard, elle détaille criticism elle a fêté mon deuxième anniversaire dans la jungle. Elle écrit : « À matriarch fille chérie, petite Ly. Ma toute petite, aujourd’hui il fait un temps magnifique là où je me trouve. La lumière du soleil irradie, si claire, si éclatante après des jours de pluie. Ton anniversaire se doit d’être sublime. Mais matriarch pauvre petite, tu n’as pas reçu de cadeau, de bonbons et de nouveaux vêtements de matriarch partial en ce jour spécial. Mon cœur se brise quand je pense à toi. »

Six ans après l’écriture de ces mots, le 30 avril 1975, jour où le Vietnam du Sud se rendit enfin aux army communistes du Nord, matriarch famille ressentit à la fois de l’allégresse et du chagrin.

Lire la suite (payante) de l’histoire.

This entry was posted in Nouvelles and tagged , , . Bookmark the permalink.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>